Accueillir le CHAUD comme nouvelle normalité

Il y a de moins en moins de neige dans les stations de ski, la hauteur de neige a diminué de près de moitié sur certains cols en plein hiver. La fonte de la calotte glacière est alarmante, la montée des eaux des Océans est sans précédent :

Le réchauffement climatique est un fait réel.

À moins d’une nouvelle aire glacière, nous devons apprendre à survivre avec le chaud et à en limiter l’évolution exponentielle.

Les « alertes canicule » deviennent, de nos jours, annuelles. « Buvez régulièrement ; mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ; évitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez du temps dans un endroit frais ; évitez les efforts physiques ; prenez des nouvelles de vos proches »i, sont autant de conseils promulgués dès qu’un épisode de températures élevées pendant plusieurs jours consécutifs, de jour comme de nuit, se profile.

Chaque année, il se vend de plus en plus de climatiseur pour habitations et la climatisation est de série sur nos véhicules… Malheureusement, ces appareils énergivores contribuent eux-aussi au réchauffement climatique. Il faut les considérer comme des outils ponctuels de lutte contre la chaleur excessive, mais apprendre à s’en passer.

Les migrations climatiques s’amplifient et nous pourrions bien avoir besoin de nous exiler plus au nord nous aussi ; et même si nous sommes nombreux à envisager de fuir en forêt en cas de nécessité, nous pouvons aussi envisager un survivalisme urbain durable en faisant venir la forêt à nous.

Une solution durable, efficace et pérenne : la revégétalisation.
Revegetalisation

Plantons des arbres. Ils apportent ombre, frais, oxygène, participent à la conservation de la couche d’ozone et la plupart sont également une source comestible ou médicinale.

Il suffirait que l’on commence à planter partout où cela est possible, de transformer nos jardins « terrains de foot » en micro-forêt. Il faudrait 2, 5 ou même 10 ans, pour en tirer un profit salvateur maximum, alors autant commencer tout de suite !

Par exemple : un jardin (*) avec deux muriers-platanes et une clôture composée de plantes et d’arbustes, se passe allègrement de parasol ou de climatiseur au bout de 5 à 6 ans maximum. La maison gagne en fraicheur et le jardin devient un moyen durable de lutte contre la canicule.

D’autres solutions durables émergent et devraient devenir des normes dans les années à venir : dans le domaine de la construction par exemple, les habitations bioclimatiques, moins énergivores, sont chaudes en hiver et fraiches en été et ce, sans électricité !

Les forêts urbaines et immeubles-forêt sont un moyen de lutter efficacement contre la chaleur et permettent la production de CO² et le retour de la biodiversité. Avec la méthode Miyawaki (forêt autonome) par exemple, toutes les villes pourraient bénéficier de fraicheur en seulement 3 ans !

La chaleur pose inexorablement le problème de l’eau potable.

Une des plus grandes aberrations de notre société occidentale est le fait d’utiliser de l’eau potable pour les toilettes.

Ne faudrait-il pas se pencher, la-aussi, sur une solution durable ?

Nous pourrions par exemple envisager de relier le tuyau d’arrivée d’eau des toilettes sur un réservoir d’eau non-potable, de nos eaux usées de cuisine ou de salle de bain, ou provisoirement d’eau de pluie, mais surtout se pencher sur l’installation de toilettes sèches et sur la permaculture qui se développe autour.

La désalinisation des Océans est une solution expérimentée, mais la pollution qu’elle amène est pour le moment controversée.

Adapter notre vie à la chaleur :

En Afrique, la chaleur est déjà un composant habituel de vie. Un bon nombre de pays (Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, Mali…) adapte leurs journées en fonction des cycles du soleil.

Ainsi, les journées de travail commencent « à la fraiche », entre 5 et 7 heures, la pause méridionale est bien plus longue, on se calfeutre dans les maisons, volets fermés, pour la sieste, avant de reprendre vers 15 ou 16 heures quand le soleil se fait moins brulant. On boit beaucoup d’infusions et de thé, chaud ou froid : menthe, bissap (voir encadré) … Et on profite de l’ombre des arbres et de la fraicheur des points d’eau.

En tant que survivaliste, vous avez pris conscience qu’il faut acquérir ou perfectionner vos connaissances pour survivre à une catastrophe immédiate, mais le « survivaliste durable », ou « l’écolo-survivaliste » que nous sommes amenés à devenir, doit apprendre à développer des techniques au long terme, pour protéger les générations futures des dégâts causés par nos générations. ihttps://www.gouvernement.fr/risques/canicule

Pour aller plus loin :
Vous souhaitez vous informer, vous engager ou calculer votre empreinte carbone ?
*https://edenprojects.org/
*https://www.reforestaction.com/
* http://mamaisonbioclimatique.blogspot.com/
*https://fr.wikipedia.org/wiki/Morus_australis
*https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/eau-limpact-de-la-desalinisation-sur-lenvironnement-saggrave-389146
*http://www.jeveuxsauverlaplanete.fr/index.php/installation-ecologique-maison-ecolo/eau-de-pluie-toilette?showall=1
*https://www.lci.fr/green/
*https://treecelet.fr/

Ma recette : Le Bissap rafraichissant : Le Bissap est une boisson que l’on consomme en Afrique pour se désaltérer. Elle a également un effet digestif, diurétique et dépuratif. Initialement Sénégalaise, elle est courante au Mali et en Côte d’ivoire par exemple.

  • La veille, mettre à tremper (à macérer), deux poignées de fleurs d’hibiscus séchées dans une casserole d’eau froide (entre 1 litre et 1 litre et demi)
  • Le matin, réchauffer, sans porter à ébullition, en ajoutant le jus d’un citron et éventuellement un petit bouquet de feuilles de menthe
  • Laisser tiédir, puis filtrer pour ne conserver que le jus auquel on ajoute une cuillère à soupe de sucre.
  • Mettre à refroidir au réfrigérateur et servir frais toute au long d’une chaude journée !

Isabelle Roques
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Isabelle Roques

Diplômée en Sciences Humaines, Sociologie et Médico-social, ancienne Militaire et monitrice de Secourisme, Isabelle est passionnée par la Nature, l’Humain, l’écriture et le Survivalisme. Influencée par la culture amérindienne et le grand Nord, bénévole engagée, elle crée en 2018 « Pour la Terre et Contre la misère » avec la volonté de partager sa vision d’une écologie accessible à tous par l’autosuffisance et la résilience. En 2020, elle crée EA.Natura.Humana pour créer un lien permettant de regrouper ses passions, et faire connaitre, entre autre, la Lithothérapie et le Survivalisme.

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