Édito #22 : Mangez moins et mangez mieux

Quelques champignons qui vous permettront de passer l’hiver agréablement, de quoi purifier votre eau, des conseils de soins, des outils… Il ne vous restera plus qu’à casser les noix de quelqu’un qui vous est cher et le coin du feu vous sera agréable, à l’abri d’une peste porcine ou autre réjouissance.

Parlons-en du feu ! Vous avez vibré sur Notre-Dame, vous voilà tout secoués par l’Amazonie. Et la Bolivie, l’Afrique subsaharienne, la Sibérie, l’Indonésie, que sais-je encore, ils sentent le soufre ?

Je comprends, et l’émotion suscitée par les images assénées sur l’Amazonie, et l’importance de ces catastrophes annoncées (je ne parle pas de Notre-Dame !). Et bien que nous soyons appelés à réagir, il faut choisir avec discernement nos modes d’action. Si vous tenez absolument à faire un don, envoyez-le à Survival, vous aurez la certitude que nous trinquerons à votre santé. Promis !

Mais entre nous, là n’est pas notre combat. Il est dans nos modes de vie, nos poubelles qui feraient la survie d’affamés du Tiers-monde, assurément même de certains de nos compatriotes. Il n’y a qu’à faire celles des supermarchés et vous comprendrez (dans la rubrique « J’ai testé pour vous », nous attendons encore vos articles sur le sujet de cette survie !). Des denrées toujours consommables, des produits à peine altérés, des conserves dont l’étiquette n’est plus vendeuse, j’en passe et des meilleures. Il n’est pas question de culpabiliser sur nos déchets, mais sur nos demandes ! Quand l’industrie céréalière fait main basse sur les ensemencements mondiaux, il est peut-être temps de se tourner vers des légumes moches et sales produits par le bio local, produits non hybrides qui seront moins chers que celui du supermarché qui commence déjà par affamer ses producteurs.

Il est peut-être temps d’arrêter de s’empoisonner par le ventre avant de s’inquiéter de nos poumons. Il serait peut-être temps de ne plus exiger une qualité d’apparence au détriment d’un produit sain, de s’alarmer d’une provenance plutôt que d’un packaging trompeur, d’une saison plutôt que d’une rareté. Manger des fraises ou des avocats en hiver est une façon « innocente » d’affamer d’autres populations. Quant au bœuf ou poulet aux antibios, on ne peut plus rien pour vous… Puisqu’on ne veut pas voir comment on se fait avoir, il ne reste plus qu’à pleurer.
C’est sûr, c’est moins émouvant que des images de forêts en feu.

Jean de Coudrie

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