7 choses à faire soi-même au lieu de les acheter !

C’est la fameuse mode du DIY… Do It Yourself, en français, faites-le vous-même. Certes, le marché a bien réussi à récupérer cette tendance, mais il y a certaines choses dans une maison qu’il vaut mieux savoir faire soi-même ! La liste est longue, très longue, voici un choix arbitraire, qui pourra être complété au fil des numéros de Survival.

La lessiveVinaigreLes champignonsLe levainLe painLe dentifriceL’engrais

1. LA LESSIVE

Deux solutions pour faire soi-même sa lessive :

Avec du savon de Marseille acheté en copeaux (attention au logo, si- non cela risque d’être un savon plein d’huiles minérales). C’est une solution extrêmement rapide, économique et écologique, mais qui nécessite de pouvoir avoir du savon de Marseille !

Mettre dans une bouteille vide une poignée de copeaux de savon de Marseille, verser dou- cement de l’eau très chaude dessus et rajouter, si vous y te- nez, quelques gouttes d’huile essentielle. Laissez refroidir le mélange qui doit devenir assez compact. Deuxième solution, avec de la cendre… beaucoup plus laborieuse, mais avec une matière première que l’on peut se procurer facilement, qu’elle que soit la situation !

Commencez par tamiser très finement votre cendre. Versez 500 g de cendre dans une casserole conte- nant 2 litres d’eau tout en mélangeant sans cesse. Faites chauffer pendant une demi-heure, laissez refroidir puis filtrer la préparation avec un linge ou un filtre à café, elle doit être jaune (du clair au plus foncé) selon les cendres utilisées, mais pas noire. Vous pouvez utiliser la pâte restante pour récurer la vaisselle, le four, etc. Attention, elle est très abrasive. Dans les deux cas, si vous utilisez une machine à laver le linge et s’il y a encore de l’électricité, pensez à rajouter des balles avec votre linge, c’est bruyant, mais très efficace ! 

2. VINAIGRE

Utile pour la cuisine et l’hygiène de la maison, il est vraiment facile de faire son propre vinaigre, puisqu’il se fait presque tout seul ! Achetez un vinaigrier, c’est un investissement intéressant, et versez-y du vin et un vinaigre non pasteurisé, les plus bios possible pour éviter pesticides et sul- fites, dans une proportion de deux tiers de vin et d’un tiers de vinaigre. Patientez plusieurs semaines afin que l’oxydation permette à une mère de se former. Vous pouvez ensuite utiliser votre vinaigre sans oublier de verser vos fonds de verres dans le vinaigrier. Et plus le vin versé sera bon, meilleur sera votre vinaigre ! Si vous habitezune région à cidre, vous pouvez pro- céder exactement de la même façon avec du cidre et du vinaigre de cidre. Si votre mère prend trop de place, vous pouvez délicatement la sépa- rer en plusieurs morceaux et en faire bénéficier vos voisins.

3. LES CHAMPIGNONS

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Pleurotes

Eh oui, il est possible de faire pousser ses champignons chez soi ! Il existe aujourd’hui des kits prêts à l’emploi, mais ce n’est pas très survi- valiste ! Voyons donc comment faire pousser les pleurotes. Il faut pour cela du mycélium et un substrat.

Pour le mycélium, il faut que vous cloniez votre pleurote. Dans un petit bocal en verre stérilisé, versez 5 grammes de sucre roux bio pour 100 mL d’eau, de source de préférence, puis déposez-y un petit morceau de pleurote, acheté en magasin ou trouvé dans les bois. Attention à avoir aussi stérilisé votre couteau afin que seul votre champignon soit cloné et non vos bactéries… Placez votre bocal à l’ombre et au chaud. Lorsque le mycélium a envahi le bo- cal, deux ou trois jours plus tard, vous pouvez l’introduire dans le substrat.

Pour celui-ci, ça tombe bien, les pleurotes ne sont pas très exigeants : il leur faut de la cellulose pour pousser, donc du bois, du carton, du pa- pier ou du marc de café, mais aussi du fumier. Faites donc un mélange avec ce que vous trouvez et déposez-le dans une caisse de votre choix, haute de 20 centimètres au moins. Placez votre caisse dans un endroit sombre et frais, une cave ou un frigo et maintenez humide en vaporisant régulièrement de l’eau dessus.

Pour injecter votre mycélium dans le substrat, le plus simple est d’utiliser une seringue et d’en dépo- ser à différents endroits, en veillant à garder le maximum de stérilité. Placez maintenant votre caisse à une température de 20 ° environ et arrosez-la souvent. Vos pleurotes devraient pousser sous une douzaine de jours et pour plusieurs mois.

4. LE LEVAIN

Pour vouloir faire son propre pain, commençons par le levain qui n’est rien d’autre qu’une levure naturelle. C’est un mélange d’eau et de farine dans lequel vont se développer des bactéries. Les conditions jouent un grand rôle, à vous d’adapter ces principes de base selon la température de votre maison, votre farine, etc. Il n’y a qu’avec plusieurs essais que vous trouverez votre recette idéale. Mélangez 30 g de farine de seigle avec 30 g d’eau dans un récipient propre et en verre. N’utilisez pas de métal pour mélanger et couvrez le récipient en laissant l’air passer.

Attendez deux ou trois jours, jusqu’à sentir une odeur caractéristique de fermentation, vous devez voir des bulles apparaître. Si le mélange moi- sit, enlevez simplement la croûte qui s’est formée. Rajoutez ensuite 30 g de farine de blé (idéalement de la T65, mais surtout pas de blanche raffinée) et 30 g d’eau, mélangez bien et laissez encore reposer quelques jours en humant de temps en temps pour surveiller la fermentation.

Une fois que cela s’est réalisé, vous avez votre levain qu’il s’agit maintenant de « nourrir » régulièrement, car cette petite bête est sans cesse affamée… Pour cela, il s’agit de peser votre levain et de rajouter son poids et en farine et en eau. Et il faut recommencer tous les jours environ. Il va donc grossir considérablement, jusqu’à ce que vous en ayez assez pour faire votre pain. Il doit doubler de volume pour pouvoir être utilisé dans la fabrication du pain.

Si votre levain prend trop de place, vous pouvez prélever un volume de levain et le mélanger à deux volumes de farine et le poids de la farine en eau et jeter le reste du levain, si l’odeur commence à être trop acre, donnez-lui à manger !

5. LE PAIN

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Un bon levain permet un bon pain !

Maintenant que le plus dur est réalisé, passons au pain, ce produit de base qu’il est bon de savoir réaliser. Voici une recette, mais elle devra certainement être ajustée en fonction de votre farine, de votre levain et de votre eau. Et puis faire le pain étant un métier, il faudra aussi de l’expérience afin qu’il vous convienne ! Comptez un quart du poids de votre farine en levain et la moitié du poids de votre farine en eau donc par exemple, 300 g de farine, 75 g de levain et 150 g d’eau tiède, ainsi que quelques grammes de sel.

Pétrissez longuement votre pâte, jusqu’à obtention d’une texture agréable, non collante et élastique. Laissez-la reposer jusqu’à ce qu’elle double de volume. Aplatissez-la alors tout doucement, sans la déchirer, puis donnez-lui la forme que vous désirez. Patientez encore quelques heures. Préchauffer votre four à 240 ° et juste avant d’enfourner, placer un bol rempli d’eau afin que le four soit humide. Tailladez délicatement votre pain pour qu’il gonfle et enfournez-le. Au bout de vingt minutes, diminuez la température à 190 ° pour encore vingt-cinq minutes de cuisson. Laissez refroidir et dégustez enfin ! Si vous choisissez un four à bois, pensez au temps de chauffe : environ trois heures selon le bois utilisé.

6. LE DENTIFRICE

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Mélangez une cuillère à café de bicarbonate de soude avec quelques gouttes de citron. (Pour votre dentifrice, vous pouvez aussi rajouter de l’argile blanche pour la matière et quelques gouttes d’huiles essentielles pour le goût.)

7. L’ENGRAIS

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Placez tous vos déchets végétaux et le carton (en évitant ceux avec de l’encre), mais aussi les coquilles d’œufs, dans un bac prévu à cet effet et au bout de quelques semaines, votre engrais sera prêt !

Vous pouvez aussi opter pour un lombricomposteur. Ce sont plusieurs bacs empilés les uns sur les autres. Mettez dans celui du dessus un peu de terre et de carton puis vos lombrics (achetés, donnés par le voisin ou trouvés dans votre jardin) et placez dessus une serpillière. Laissez-les s’habituer à leur nouvelle demeure quelques jours puis commencez à mettre petit à petit vos déchets. Lorsque ce bac est plein, faites-le descendre d’un cran et mettez vos déchets dans un bac vide au-dessus. Vos vers monteront tous seuls grâce aux trous des bacs.

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Ces trous permettent aussi à l’eau de descendre dans le dernier bac où se trouve un robinet, pensez à l’ouvrir régulièrement pour remplir des bidons de ce mélange, dilué à 10 %, c’est un excellent fertilisant. Lorsque tous vos bacs sont pleins, videz le plus ancien (c’est votre engrais !) et remettez-le au-dessus. Attention, les vers ont leurs caprices, ils n’aiment ni agrumes, ni oignon ou ail, ni matières animales. Il ne faut pas les laisser sans nourriture pendant plus d’une semaine et ne pas leur en donner trop d’un coup…

Photo mise en avant : © Edward Howell © Survival mag France

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Retrouvez la suite de cet article dans Survival#4

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